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Stress du confinement : comment le comprendre et le gérer

par | Maîtriser le stress

Ressentez-vous le stress dû au confinement dans cette période particulière du Coronavirus ?
Comment gérez-vous la situation actuelle pour rester zen ?
Par une fraîche journée de printemps, dans la lumineuse floraison des sakura (fleurs de cerisiers au Japon), nous apprenions avec stupéfaction la vitesse folle  à laquelle le Covid 19 s’est répandu sur la planète. Sans la moindre somation, cette situation est arrivée sur nos vies, comme une couverture jetée sur nos têtes par un géant. On ne comprend pas vraiment comme cela a pu arriver et on ne voit pas trop comment s’en sortir. Les écoles ferment, les emplois sont suspendus, la vie sociale est entre parenthèses.

D’après les recherches scientifiques, résumées avec humour dans le livre référence “Par amour du stress” de Sonia Lupien,
il y aurait 4 catégories de «stresseurs» qui provoquent les réactions de stress humain. 

Alors que nous avons l’habitude d’avoir à faire face à une ou deux de ces catégories à la fois, vous allez ici voir ce qu’il en est de notre réalité actuelle. Le stress du confinement fait intervenir tous ces éléments. De quoi en avoir oublié les sakura et la beauté de la nature.

Un festival de stresseurs

  • Le stress du confinement dû à la nouveauté

Pour la grande majorité d’entre nous, la réalité actuelle qui dépasse les scénarios hollywoodiens de fins du monde, est inédite.
Voilà donc le premier stresseur !
Au Japon, le gouvernement n’a pas souhaité limiter strictement les droits de circulation. Mais il est toujours demandé à chacun d’avoir un comportement responsable et d’être conscient des conséquences de ses actes sur le bien-être des autres.
Les traditionnels pique-niques et autres rassemblements annuels pour célébrer et admirer la floraison des cerisiers ont donc été annulés. En plus du brusque arrêt de l’année scolaire, c’était aussi une grande première pour les jeunes familles.     

  • La sensation de perte de contrôle

Confinement obligatoire ou non. Isolement. Les autorités responsables de la santé publique nous demandent de nous couper du monde physiquement, en attendant de pouvoir garantir notre sécurité avec la nouvelle pandémie de Coronavirus.

Pendant que les scientifiques du monde entier, s’affairent, s’agitent, fusionnent leurs connaissances pour découvrir la structure du Covid-19, pour comprendre sa transmission, ses mutations, ses failles et trouver la formule ultime dans l’espoir de l’éradiquer au plus vite ; nous autres, nous attendons.

Nous attendons les consignes de « ceux qui savent » parce que nous-mêmes « ne savons pas ».
Suspendre nos interactions humaines et nous laver les mains sont les seuls moyens de contrôle à notre disposition. Le reste se passe hors de notre contrôle. Vous l’aurez compris, deuxième stresseur en vue !

  • L’imprévisibilité de la situation

Voilà le troisième élément de la recette parfaite du stress.
Avec l’exemple des milliers de nouveaux cas testés en seulement 24 heures, nous constatons, impuissants, que le contexte peut évoluer très vite. Des entreprises doivent fermer. Salariés, commerçants, entrepreneurs vont voir leurs revenus chuter. Des familles entières vont voir leur situation financière basculer. La suite est loin d’être prévisible, ce qui crée une situation stressante.

  • L’ego menacé dans un environnement tendu

C’est un véritable festival de stresseurs. Il ne manque donc plus que notre égo soit affecté par exemple par nos difficultés à nous organiser dans notre nouveau quotidien pour que le cocktail explosif du stress parfait soit prêt.

Notre corps ressent la menace et réagit

Au fil des annonces des médias et des changements auxquels nous devons nous adapter, face à l’inconnu, notre corps mobilise de l’énergie à la hauteur de la menace que nous ressentons. C’est notre réflexe de survie.
Instinctivement, il va donc se préparer à fuir ou à se battre comme au temps des mammouths.

C’est une énergie puissante que nous rassemblons. Une énergie bosstée d’adrénaline, capable de nous faire partir à toutes jambes, de nous époumoner en hurlant ou de nous battre physiquement si on se retrouve nez à nez avec le danger, face au stress.

Le défi du stress du confinement

En temps normal, nous pouvons évacuer le surplus d’énergie que nous accumulons dans la journée. Nous avons la possibilité de nous dépenser dans une activité physique, marcher à l’extérieur, courir au parc. Il est alors facile de nous défouler. Nous  pouvons alors libérer le surplus d’énergie et toute sa composition chimique qui peut devenir nocif à notre organisme.
Vous serez sans doute d’accord avec moi si je souligne que ce qui est « en trop » est souvent source de désagrément.
Il est donc ici question de libérer l’énergie nocive et de diminuer les hormones du stress comme le cortisol, qu’il n’est pas bon d’accumuler.

  • Mieux gérer les stress en adaptant les activités pour libérer le surplus d’énergie

Même si en ce moment, il est un peu compliqué de faire notre heure de sport dans une salle ou même à l’extérieur, nous pouvons trouver une façon de libérer cette accumulation d’énergie provoquée par nos stresseurs.
C’est aussi probable qu’on le voit comme une question de survie quand on doit être enfermé-e avec nos proches le temps du confinement. Mais ça c’est un autre sujet 🙂

  • Bouger avec des solutions faciles à mettre en place même en confinement

Peut-être votre sommeil est-il déjà perturbé ? Peut-être vous sentez-vous devenir irritable ou ressentez-vous des tensions dans le dos ou la poitrine ? Vous êtes-vous mis à manger plus que d’habitude ?
Tous ces changements inconfortables peuvent être des symptômes du stress. Ils seraient dus essentiellement au trop plein que le corps n’évacue pas. Cumulés les uns aux autres, ils vont avoir un impact négatif sur votre qualité de vie et sur votre santé.

Mais vous avez le pouvoir de mettre en place des actions faciles pour les éviter et lutter contre le stress chronique .
Vous pouvez par exemple suivre des entraînements cardio/fitness offerts gratuitement par des professionnels chevronnés sur Youtube ou tout simplement courir sur place pendant une ou deux minutes. C’est simple et cela ne nécessite aucun outil, sinon la volonté de bouger.

  • Les bons côtés malgré le stress du confinement

Le fait de rester en confinement chez soi peut aussi avoir des avantages. Si vous êtes consignés au télétravail, parent d’enfants scolarisés, ou peut-être les deux à la fois, avez-vous aussi pensé au temps que vous économisez des trajets vers l’école et vers le bureau ? Sans penser aux sources de stress liées à la course contre la montre et l’éventuel stress au travail.
C’est peut-être le moment rêvé pour utiliser ces précieuses heures pour vous reconnecter à votre intérieur. Procéder aux petites améliorations, revoir la décoration ou pourquoi pas même initier un grand ménage !

Désencombrer son espace de vie est un bon moyen de se dépenser physiquement, mais aussi une excellente occasion de clarifier son esprit et d’apaiser le mental surchargé par les circonstances actuelles. Bref, c’est un excellent moyen pour gérer les effets négatifs du stress dans notre quotidien.

Que retenir de tout ceci

Dans tous les cas, vous l’auriez compris, il est important de commencer par se dépenser physiquement. Avant même de penser à la méditation ou à d’autres méthode de relaxation ou des anti-stress divers pour faire baisser votre niveau de stress. 
Une fois le trop plein évacué, vous parviendrez mieux à vous relaxer avec des exercices comme la respiration profonde, les étirements ou vous détendre dans une activité calme. Aussi apprécier. Souffler.

Si vous avez d’autres idées qui marchent pour vous rapprocher de votre zone de zen et diminuer le stress généré par cette période de confinement, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires. Vous aiderez ceux qui ont besoin d’un peu d’inspiration et/ou de motivation en répandant le virus du zen !

10 Commentaires

  1. Effectivement, c’était imprévisible et nous n’étions pas forcément préparés à gérer cet évènement inédit.
    Le confinement nous a un peu obligé à “prendre le temps”. Et pour ma part bizarrement, avec nos modes de vie actuels, je me suis rendu compte qu’avoir du temps c’est aussi stressant que de ne pas en avoir… Le manque de stress est-il devenu stressant?! 🙂

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    • Merci Haja pour ce commentaire !
      “le manque de stress est-il devenu stressant ?” Je trouve ta question très intéressante et très drôle dans la formulation 😄
      De mon point de vue, lorsque nous sommes coupés, aussi soudainement et malgré nous, de notre rythme de vie, de nos habitudes et nos mécanismes routiniers, certains vont pouvoir y voir une chance de se ressourcer en utilisant leur nouveau temps disponible pour des activités qu’ils avaient mises de côté par manque de temps.
      D’autres n’y verront que la contrainte de s’organiser différemment, avec parfois des options à l’opposé de leurs habitudes. Dans ce cas là “être obligé” comme tu dis de faire une pause, peut conduire à des remises en question désagréables qui vont jouer avec notre égo et notre besoin de contrôle. C’est finalement ce qui devient une source de stress.
      J’espère que tu as trouvé ton bonheur pour utiliser ton temps sans stress depuis ! 😉

      Réponse
  2. Tu écris “à chacun d’avoir un comportement responsable et d’être conscient des conséquences de ses actes sur le bien-être des autres.” Ce qui est possible au Japon ne l’est pas facilement en France où la culture mais aussi l’éducation sont différents. C’est à la lumière de tels événements qu’on aperçoit les égoïsmes, les contradictions de nos compatriotes.
    J’ai personnellement la chance d’avoir un grand jardin et une passion, l’entretien de ce lieu, qui me permet de passer ces événements relativement facilement. Mon père étant écossais, j’ai eu aussi une autre éducation et enfin, mon ancien métier, infirmière, fait que j’ai une autre approche de l’autre, un peu moins tournée vers mon nombril. Dès que je vais dans un magasin, je suis confrontée à l’attitude de gens irresponsables. Vite, je rentre dans mon havre de paix. Je n’ai pas la télé, ça doit faire beaucoup aussi pour garder une attitude zen, car les contradictions qu’on y entend ne sont pas faites pour arranger la situation. Dernière réflexion concernant cette période troublée: les politiques veulent-ils qu’on reste zen ou est-ce que la torpeur qu’ils créent leur sert ? c’est une question que je me pose.
    Donc, rester zen est une FORCE…
    j’ai adoré ton blog et cet article en particulier. Merci à toi

    Réponse
    • C’est vrai que la question de la responsabilité individuelle vis à vis de la communauté dépend essentiellement de l’éducation. D’ailleurs en vivant au Japon, j’ai pu constater que c’est très ancrée dans l’éducation japonaise. Les enfants sont amenés très tôt à participer à la vie communautaire. Dans l’école primaire de mon fils par exemple, ils font parfois des sorties pour nettoyer le parc ou les abords de l’école. Ils s’occupent aussi de balayer leur salle de classe et de servir les repas de la cantine. Tout cela pour dire que la responsabilisation dans l’éducation des enfants les amène à prendre conscience de l’importance de leur rôle dans la société.
      Mais, je comprends tout à fait ton point sur la différence culturelle qui fait que ce qui marche dans un pays ne fonctionne pas forcément naturellement dans un autre. C’est d’ailleurs à mon sens ce qui apporte l’intérêt au voyage. On peut s’inspirer de ce qui nous semble mieux ailleurs.
      Aussi, je suis d’accord que c’est dans des situations de crise de ce genre que se révèle les vraies valeurs des gens. Et là, ce n’est pas qu’une question d’éducation mais également de choix.
      Merci beaucoup pour les réflexions que tu amènes dans ton commentaire et pour le partage de ton expérience personnelle. Au plaisir de te recroiser par ici !

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  3. Oui et 3 fois oui, à nouveau nous avons l’occasion de nous réinventer et de re-définir nos rythmes de vie, nos habitudes et surtout nos objectifs.
    Merci pour cet excellent article.

    Réponse
    • Avec plaisir Emmanuel, c’est tout à fait de cela qu’il s’agit : oser se réinventer !

      Réponse
  4. Je m’attendais à en apprendre plus sur les 4 catégories de stress, je reste sur ma faim. Sinon je suis tout à fait d’accord. Bouger est le meilleur antidote au stress que je connaisse.

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    • Merci Vie QuatreSixQuatre pour votre commentaire. Pour une vision plus “exhaustive” de la gestion du stress, la lecture du livre que je conseille dans l’article vous ravira surement, n’hésitez pas à vous y plonger. Sinon, continuez à suivre le blog, j’y apporte régulièrement différentes approches en développant ces 4 catégories de stresseurs ! 🙂

      Réponse
  5. Complètement d’accord avec ton message et tes conseils. C’est clair que bouger est une des meilleures solutions contre le stress, particulièrement en ce moment. Avec un peu de créativité on peut facilement bouger chez soi. Merci pour ce post !

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  6. Très bonne analyse de la situation au final. Du stress par-ci, du stress par là. Je ne connaissais pas cette segmentation des facteurs de stress chez l’individu mais je la trouve très pertinente. Ton article est bien documenté en tous cas ! Merci Véor

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