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Transition du milieu de vie : « se digitaliser » après 40 ans

par | Développer sa confiance en soi

Passé la quarantaine – je veux parler de celle de l’âge bien sûr – gérer les relations, la carrière, les finances et la santé peuvent prendre la tournure d’un nouveau défi. Sur fond de pandémie mondiale, on peut imaginer combien le sentiment de vivre une crise peut prendre le dessus sur notre zen. Pourtant, aborder la deuxième partie de sa vie reste une très belle occasion de se réinventer.

Si vous êtes dans cette période de transition dans votre existence, vous avez sûrement déjà pensé à avoir plus de liberté pour mieux vous organiser à votre guise. Peut-être avez-vous songé à quitter le salariat pour entreprendre en ligne ou peut-être encore rêvez-vous de diminuer vos heures de travail, si vous êtes déjà à votre compte.
Vous sentez l’envie de nouveauté qui vous appelle, mais les contraintes du quotidien vous retiennent de vous réaliser.

Alors, si parmi vos hésitations se cache timidement l’idée de vous lancer sur le web, de digitaliser votre activité traditionnelle, cet article pourrait vous aider à y voir plus clair.

Ayant moi-même récemment passé le cap, je vais partager ici avec vous comment j’ai réussi à dépasser trois des plus grandes peurs que nous avons tous. Peut-être que ce sont les mêmes que vous ressentez vous aussi.

1 – Dépasser la peur de la fracture numérique

Une transition de vie implique forcément de quitter une situation que l’on connaît à un autre contexte qui appartient encore à l’inconnu. C’est accepter de révéler notre vulnérabilité.

Même si à notre époque le smartphone à écran tactile est la base de la norme, le monde du numérique reste encore un mystère pour beaucoup de quadragénaires. Même sans être nostalgique des cassettes dans nos walkman, on peut se sentir un peu perdu dans le tsunami d’applications  et de logiciels de toutes sortes que nous connaissons aujourd’hui.

Pour la plupart d’entre nous, internet est arrivé dans nos vies lorsque nous entrions dans le monde professionnel. L’usage de l’informatique se résume à la bureautique et à des logiciels spécialisés pour un travail précis. Internet a souvent une fonction utilitaire pour le quotidien. Encore peu de gens de notre génération pensent réellement pouvoir gagner leur vie sur le web.
Pour ma part, j’avais un immense à priori sur l’informatique, du fait de mon aversion pour la technique. Par conséquent, travailler sur le web représentait, à mes yeux, une véritable montagne de difficultés à surmonter.

C’est pourquoi, lorsque ma famille et moi avons eu le projet de vivre quelque temps au Japon et que cela impliquait que je “me digitalise”, j’ai eu beaucoup d’appréhension sur la façon dont j’allais me débrouiller. Mais, comme j’ai toujours en tête l’idée que tout peut s’apprendre, je me suis donc organisée pour apprendre petit à petit.

C’est ainsi que j’ai acheté des formations pour apprendre à créer un blog, construire une formation en ligne ou encore utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir mon activité. En effet, je me suis donnée un an à partir de la création de mon blog pour vivre exclusivement de mon activité en ligne.

Vu mon niveau de départ, ma courbe d’apprentissage est sûrement un peu plus longue que pour des gens qui ont un goût pour la technique. Cependant, j’ai appris. Je découvre, j’assimile, j’implémente. Je développe des nouvelles compétences et continue à progresser un peu plus chaque jour, à mon rythme.

Même si le web évolue à grande vitesse, aujourd’hui, je me sens mieux outillée et plus sereine pour m’adapter aux changements qui peuvent arriver dans le futur.
C’est pour moi une première belle réussite que je prends le temps de savourer, car cela contribue à développer ma confiance pour la suite.

2 –  Vaincre l’angoisse de s’exposer

A l’heure où vous parcourez ces lignes, des millions d’autres humains consomment des milliards de pages de contenus de toutes sortes sur le web. Des articles de blog, des recettes, des vidéos de formations, des vidéos de distraction, des podcasts… les sources semblent infinies. Lorsqu’on veut rajouter un peu de notre personne, dans cet océan de données, on peut se sentir bien minuscule. Une petite goutte dans l’immensité des eaux.

Comment alors se faire remarquer par ceux à qui on souhaite proposer nos services ? Comment faire ressortir notre travail et ce qu’on offre avec enthousiasme sur la toile ? Vous voyez où je veux en venir n’est-ce pas ? Il n’y pas de secret, on ne peut éviter de se montrer. S’afficher pour se faire connaître est indispensable.

À une certaine époque, pas si lointaine, (bien après les dinosaures quand même 😄), s’afficher voulait littéralement dire avoir son nom sur un flyer distribué localement ou au mieux, avoir sa minute de gloire au journal télévisé. Depuis, s’exposer implique de se montrer au monde entier.
Si auparavant, les commentaires provenaient de votre boulanger qui est fier de vous avoir vu sourire sur France 3, de nos jours, ils peuvent arriver de l’autre bout du monde, d’un inconnu qui n’aura idée de votre existence que sur les quelques secondes qu’il aura visionnées de vos partages.

Aujourd’hui, sans parler de Netflix, les vlogeurs, le youtubeurs, les webmarketeurs, tik-tokeurs, les instagrammeurs et autres métiers de web-eurs ont monopolisé toute l’attention. Or, l’objectif de se digitaliser est bien de récupérer une part de cette attention pour attirer les potentiels clients que l’on pourrait aider.

Pourtant, cet aspect de la digitalisation est souvent le plus redouté par les gens de notre génération. Alors que nos enfants sont nés avec une fonction “partage vidéo intégrée », pour nous, diffuser une vidéo de nous-même peut être une barrière psychologique à franchir.

C’est pourquoi lorsque j’ai osé poster la première vidéo de moi sur Youtube, comme je vous le raconte dans cet autre article, j’ai ressenti la satisfaction d’avoir réussi à passer un cap. Cette sensation de passer des caps, de franchir des jalons, est un élément moteur dans la confiance nécessaire pour réussir une transition de vie sereine.

3 – Surmonter la crainte de s’isoler du monde « réel »

Si vous êtes de nature très sociable et que vous vous nourrissez beaucoup de vos interactions sociales, cette peur-ci vous parle sûrement.

Il y a un paradoxe assez déroutant dans le fait de s’enfermer chez soi pour se connecter avec les autres. Pourtant, c’est aussi un privilège que nous permet le web.Travailler de la maison, même en pantoufles et lové dans le canapé, si le coeur nous en dit.

Évidemment, la période de confinement et le télétravail forcé, en cohabitation avec vos enfants et votre partenaire, a peut-être entaché cette image que je vous présente de la tranquillité à la maison. Mais l’idée est là. Se digitaliser signifie pouvoir travailler de chez soi ou de n’importe quel endroit de son choix, économisant trajets et profitant de la liberté de l’espace.

Il y aussi la question de la productivité qui peut se poser lorsqu’on travaille de chez soi. Pour cette partie, je vous invite à découvrir les conseils pour être zen et productif au quotidien, de Charlotte du blog le-labo-du-redacteur-web.com. Justement, elle a choisi son métier sur le web pour se sentir libre, épanouie et indépendante. Et elle rassemble sur son blog d’autres témoignages de personnes qui ont fait le pas.

Pour en revenir à la peur de s’isoler et de tomber dans un manque social préjudiciable à notre santé mentale, il est primordial de se créer un réseau professionnel adapté à notre situation. Si on débute sur le web, on peut se rapprocher de ceux qui sont plus avancés que nous, pour nous rassurer face aux étapes à franchir. Les neurones miroirs de notre cerveau nous permettent de modéliser les autres et de nous projeter dans des expériences comparables aux leurs. Il est donc important d’observer et suivre des personnes qui ont elles-même déjà réussi ce qu’on veut entreprendre.

D’un autre côté, il demeure essentiel de rester en contact avec des personnes qui comprennent notre situation, car elles entreprennent une démarche comparable. Cela permet de se sentir moins seul, de partager, de s’encourager mutuellement à continuer les efforts et par conséquent, de se motiver à avancer.

Pour ma part, j’ai réussi à développer mon réseau de professionnels où je peux modéliser des parcours à succès en investissant dans des formations précises.

Par ailleurs, je me suis aussi créé mon réseau de motivation en participant à des groupes de travail, avec d’autres personnes qui elles aussi sont comme moi, dans une démarche de se digitaliser.

Je vous ai livré ici mes 3 réussites face aux peurs qu’on doit affronter pour se digitaliser. J’espère que mon expérience contribuera un peu à vous rapprocher de votre déclic positif qui vous fera passer le pas.

Et vous, où en-êtes vous de votre recherche de liberté et d’indépendance ?

Envisagez-vous aussi une transition de vie vers la digitalisation de votre activité professionnelle ?
A l’ère du tout numérique et des distanciations sociales, peut-être avez-vous imaginé un apprentissage expérientiel sur le web. Peut-être y voyez-vous une opportunité pour votre croissance et une occasion de rafraîchir votre parcours avec la connexion à des nouveaux outils plus adaptés à la transition du monde ?

Si cette démarche demande une volonté de s’adapter à l’inconnu, elle exige aussi d’oser changer d’état d’esprit sur notre faculté à se réinventer.
Il est tout à fait normal de se sentir noyé dans la quantité d’informations de toutes sortes et de toutes sources.
Alors, mettez toutes les chances de votre côté en vous faisant accompagner pour établir votre feuille de route vers la vie qui vous inspire !

1 Commentaire

  1. Tu en as dépassé des sacrés obstacles ! Quelle belle opportunité que ce transition du milieu de vie pour réaligner sa vie avec ses aspirations profondes… la première vidéo face caméra est un sacré cap, félicitations !

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