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Oser changer de vie : LE déclic

par | Développer sa confiance en soi, Voyage vers le zen

Avez-vous remarqué que les gens qui ont osé changer de vie parlent souvent d’un événement déclencheur dans leur démarche ?
Un incident de parcours, une perte d’un être cher, un accident, une dépression, une maladie, un burnout…Ce qui me frappe à chaque fois, c’est que la majeure partie du temps, le déclencheur est un élément négatif, qui arrive toujours avec la violence d’un électrochoc.
Nos prises de conscience que quelque chose doit changer semblent toujours passer par un point de rupture, une douleur insupportable qui nous sert de déclic. Autrement, on peut tout à fait continuer à se laisser consumer dans une vie qui nous convient juste assez pour qu’on y stagne confortablement.

On peut dire que le cerveau humain est vraiment câblé pour fuir le danger et non pas pour fabriquer le bonheur. D’ailleurs, je vais vous raconter mon déclic à moi. L’élément déclencheur qui m’a fait me bouger pour changer de vie.

Mon père, ce héros

Un samedi soir dans un pub québécois, entourée d’amis et déglutissant le bonheur d’un cocktail frais, je sens mon téléphone vibrer dans mon sac. La première image qui traverse mon esprit est celle de la babysitter. “Elle doit avoir une question” me suis-je alors dit. Tranquille, je pose le regard sur l’écran.

C’est ma sœur. Un samedi soir ? Bizarre, d’habitude on se parle le matin. Je me lève pour m’éloigner de la musique festive et mes jambes m’amènent à l’extérieur avant même que j’ai eu le temps de parler. Mon beau-frère me demande si je vais bien, si je suis toute seule et je ne me rappelle plus du reste. À un moment, j’ai compris ou j’ai entendu que mon père venait de nous quitter. Mes jambes m’avaient lâchée. Je prends conscience que je suis à genoux, sur le parking du bar.
La violence du choc me maintenait au sol. À l’aube de mes 40 ans, je venais de réaliser que les parents n’étaient pas éternels.

Cette année-là, je me suis rendue compte que je n’avais jamais envisagé la mort de mes parents. Mon père était pour moi un modèle de force et de courage qui pouvait survivre à tout. Tout. L’abandon, les faillites, les blessures, les trahisons, les cyclones….tout ce dont il s’est toujours relevé. Sans égratignure. Du moins, en apparence et dans mes yeux pleins d’admiration.

Il voyageait selon ses envies, créait selon son imagination. J’ai vu mon père fabriquer un bateau, transformer des voitures, construire des maisons. Mais je l’ai aussi vu écrire la plus belle lettre qui m’ait donné le goût de l’écriture.

Mon père avait des rêves et ne semblait pas connaître le mot obstacle. Il voulait toujours les réaliser au plus vite, sans se poser la question du possible. Il créait pour combler ce qui pouvait lui manquer et il avançait.

Dans son dictionnaire, il ne semblait y avoir que le mot opportunité, à la page de la lettre “O”. Les autres mots comme obstacle, obstruction, opposition semblaient y avoir été oubliés. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, le mot organisation aussi y avait été omis et c’est sans doute une des raisons de la spontanéité des actions de mon père.

Il entraînait ma mère et nous ses enfants, dans son enthousiasme, en pleine confiance que tout allait bien se passer. Je n’ai pas de souvenir où mon père angoissait de ne pas réussir ce qu’il entreprenait. Pour lui, chaque accomplissement n’était qu’une question de volonté. Même dans ses plus grands échecs, mon père souriait en coinçant sa langue entre ses dents et en levant les sourcils comme un enfant qui se fait surprendre dans ses bêtises.

Je voyais mon père comme un gladiateur dans l’arène. Toujours prêt à se relever et ne refusant aucun combat.

Mon déclic

Quand mon père s’est éteint, j’ai regardé ma propre vie. Je me suis projetée dans l’avenir et j’ai eu peur.

J’ai eu peur de me trouver à mon dernier jour en me disant la même phrase qui me retenait de m’organiser une nouvelle vie professionnelle. Cette phrase c’était “oui, mais je ne suis pas encore prête”.

Puis, imaginer la suite m’a terrorisée. Et si on n’est jamais prêt ? Et si tout s’arrêtait avant qu’on ne se sente prêt ?

J’ai repensé aux dernières opportunités que j’avais laissées passer parce que je ne me sentais pas prête. Même si j’ai hérité du goût poussé de mes parents pour la liberté et l’indépendance, je n’ai pas développé le même brûlant désir qu’eux pour entreprendre. J’ai préféré faire des études universitaires pour m’offrir la sécurité d’avoir le choix d’un emploi confortable. Ainsi, je pouvais envisager différentes options, sans prendre trop de risques. Mais, au fond de moi, je devais calmer une réelle aversion pour les routines requises dans le salariat. Les codes avec les hiérarchies, les contraintes horaires, les salaires fixes…tout cela ne me paraissait pas si confortable finalement.

Je voulais pouvoir travailler en totale indépendance, de n’importe où et pouvoir apprécier la liberté de l’espace et du temps.

Pourtant, je n’entrais pas dans l’arène, parce que j’avais peur du regard de ceux qui allaient me voir me battre. Je n’étais pas prête au combat car je ne disposais pas encore de l’équipement parfait, des meilleurs contacts et de toutes les connaissances.

Alors, j’attendais d’être prête.

Voir s’arrêter la vie de mon père qui est allé au bout de tous ses rêves a été mon électrochoc. Le réveil qui m’a extirpée de mon ronronnement confortable dans un quotidien où j’oubliais de rêver grand ou de rêver, tout simplement. C’était le déclic qui m’a donné envie de me recréer et d’oser changer de vie.

Le déclic positif

Avez-vous déjà entendu quelqu’un raconter sa décision de changer de vie à partir d’un élément déclencheur positif ?

Ah, mais si voyons ! Les inventeurs !
Vous voyez, ceux qui créent, qui prennent des risque d’innover, de créer des choses qui n’ont encore servi à personne, de vivre des expériences inconnues et de tenter de changerle monde. Ceux-là se fichent du regard des autres parce qu’ils ont un rêve à réaliser et une mission intérieure qui les appelle. Ils écoutent leur coeur et font confiance à la lumière qui brille pour eux.

Pour ma part, j’ai retenu que c’est en créant qu’on se révèle. C’est en osant qu’on avance vers ses rêves.
Même si je ne l’ai mis en application que bien plus tard dans ma vie, j’ai été à bonne école. Et c’est ce que j’ai envie de partager aujourd’hui avec les personnes que j’ai la chance d’accompagner.

Si vous ressentez le besoin d’apprendre à écouter votre coeur et suivre votre étoile, il n’est peut-être pas nécessaire d’attendre un déclencheur négatif.

Nous pourrons voir ensemble comment créer votre déclic positif ! Il vous suffit de me laisser un message ici.

1 Commentaire

  1. Bonjour Véro,
    Ton article me touche beaucoup. Merci. Ce fameux déclic, je l’ai enfin eu moi aussi vers mes 40 ans…
    Au passage, quelle chance d’avoir approché Martin Latulippe de si près 😉

    Réponse

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